Theresa May souhaiterait limiter l’immigration européenne d’ici les prochains mois
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Theresa May souhaiterait limiter l’immigration européenne d’ici les prochains mois

Leila Lamnaouer le 27.02.17

Ce serait un premier pas vers la fin de la libre circulation des personnes telle que nous l’avions connue jusqu’ici. Le Premier Ministre britannique envisage à court terme de limiter l’entrée aux ressortissants européens. Theresa May a expliqué que, d’ici fin mars et dès que l’Article 50 sera déclenché, signant le début des négociations de la sortie du Royaume-Uni, les migrants européens n’auront plus la possibilité de vivre de manière permanente dans le pays. Elle a précisé que ceux qui arriveraient entre le déclenchement de l’Article 50 et la sortie définitive auront leurs droits "protégés sous réserve que ceux des Britanniques vivant en Union Européenne soient également garantis".

Les pays de l'Est dans la ligne de mire

Le Premier ministre espère rapidement négocier cette question avec les états membres de l’Union Européenne (UE) avant de débuter les négociations sur la sortie du Royaume-Uni. Mais l’UE avait annoncé deux ans de discussions. Le gouvernement craint que plus cela prendra du temps, plus les ressortissants européens en profiteront pour venir s’installer dans le pays avant la sortie officielle. Sauf qu’il veut limiter cette immigration et notamment celle venue de Bulgarie et de Roumanie. "On imagine alors que l’Union Européenne va nous forcer à protéger les droits de tous ces migrants arrivés avant la sortie du Royaume-Uni", a commenté une source proche du gouvernement.

Vers un permis de travail ou un visa? 

Après cette sortie, il est clair que les choses vont changer. Plusieurs options sont actuellement étudiées pour freiner l’immigration européenne: le visa serait accordé par exemple si la personne qui souhaite migrer obtient un travail dans un secteur-clé de l’économie (ingénierie informatique, soins médico-sociaux, agriculture…). Autre possibilité, celle d’accorder un permis de travail de 5 ans mais ne donnant aucun droit aux migrants pendant la durée du séjour. Le Premier Ministre a confirmé que le Home Office (les services administratifs, ndlr) planchait sur ces questions.  Le choix ne serait arrêté que d’ici deux ans, a assuré le gouvernement.

Leila Lamnaouer

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