THOMAS DANTHONY : EXPLORATION. IMAGE. IMAGINATION.
 INTERVIEW

THOMAS DANTHONY : EXPLORATION. IMAGE. IMAGINATION.

8H Premier coup d’œil à son téléphone, pour checker les messages arrivés pendant la nuit de tous les coins du monde. Depuis sa série sur L.A. il y a 2 ans, de nombreuses commandes lui sont parvenues des USA. Mais aussi des illustrations pour Le Printemps du Polar d’Arte.

8H30 Il choisit un thé parmi sa chic sélection, à l’image de ses commandes anglaises : Liberty lui a demandé de créer son carton de Noël, on a vu son affiche pour La Bohème dans le métro et, bouclant la boucle, il a dessiné des porte-cartes Oyster pour TFL. Des clients british triés sur le volet, c’est peut-être cela qui l’a attiré ici. Ou pas. Quand on lui demande comment il est arrivé à Londres, il répond : “en avion”.

9H Il se met au travail, à la main ou à l’ordi. Il peint à la gouache en mêlant divers procédés, du pinceau au pochoir. Le résultat est si soigné que seul un œil aguerri pourrait différencier l’analogique du numérique. “Tout est connecté, le papier et la palette graphique. Chaque travail nourrit l’autre. Pour des projets persos j’ai utilisé encre, peinture et différentes techniques plastiques mais le but c’est que tout ne fasse qu’un.

18H À la fin de la journée, il fonce faire de l’escalade à Bermondsey. Ça fait 15 ans qu’il grimpe, il a même été moniteur, dans sa vie d’avant. “L’inspiration ? Elle me vient d’une ombre ou d’une belle lumière posée sur un objet. Ou encore de voyages.” Sa série éponyme, exposée à la galerie Sergeant Paper à Paris, a été réalisée grâce à une technique de pochoir héritée du XIXe siècle ne permettant de reproduire que 3 exemplaires à chaque fois. Série volontairement très limitée.

23H Fourbu de grimpe, il s’endort devant une série. House of Cards, peut-être ? Il sourit : “j’ai adoré imaginer pour Netflix et le magazine The Atlantic une illustration inspirée de House of Cards juste au moment où j’étais plongé dans la série.” On attend avec impatience la prochaine saison… de ses créations. 

 

Sidonie Gaucher

 

Pour découvrir son travail :

ThomasDanthony.com

Instagram : thomas_danthony

Un restaurant

Tous ceux d’Upper Street entre Angel et Islington, avec une préférence pour le japonais Tenshi, au numéro 61.

Un coin de verdure

L’Arundel Square, où il promène son chien, Cola.

Un pub

Son “local” c’est l’Hemingford Arms. Il y a même croisé Iwan Rheon que les connaisseurs de Misfits et Game of Thrones apprécieront. Mais chut !

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