Nolwenn Leroy, reine de Bretagne
 INTERVIEW

Nolwenn Leroy, reine de Bretagne

Vous connaissez Londres ?

 

J’ai enregistré l’album Bretonne à Londres, c’est d’ailleurs paradoxal qu’il sorte aux USA avant l’Angleterre ! Sur le suivant, qui sont des compositions et non des reprises, j’ai écrit toutes les chansons en Angleterre.

 

Des lieux qui vous inspirent ?

 

Je suis très proche de la culture anglaise. J’ai toujours aimé l’anglais et l’Angleterre. J’y ai d’ailleurs consacré tout un album, Le Cheshire Cat et moi, inspiré d’Alice au Pays des Merveilles et de Lewis Caroll. La liste est tellement longue qu’il faudrait plusieurs chapitres pour parler de tout ce que j’aime ! Et du coup pour Bretonne je me suis dit : partons là-bas !

 

Pourquoi avoir enregistré Bretonne en Grande-Bretagne plutôt qu’en Bretagne ?

 

Parce que c’est là que la musique celtique trouve ses racines. Et les musiciens de là-bas pouvaient apporter beaucoup au projet. On me dit souvent que la musique celtique est une niche.  Mais pour moi elle est intemporelle, même mieux : elle est à la base de la musique pop anglaise. C’est ce qui fait la puissance et l’intemporalité de cette musique, et qui touche les gens au coeur.

 

On retrouve la musique celtique dans la pop anglo-saxonne. Votre musique est-elle un lien entre tradition et modernité celtique ?

 

Tout à fait. Tout à commencé avec la bande originale de mes souvenirs d’enfance en Bretagne, ensuite ma musique a été considérée comme audacieuse ou risquée de “s’enfermer” dans un genre. Les gens ne voyaient pas où je voulais en venir. Mais pour moi, c’est une raison d’être, qui éclot totalement dans Bretonne.

 

Quel est votre lien entre la Grande-Bretagne et la Bretagne, la “petite Bretagne”?

 

La petite Bretagne, pour moi c’est “ma grande Bretagne” ! J’ai grandi avec les légendes des Chevaliers de la Table Ronde, et il y a toujours eu le lien d’Arthur entre les Bretagnes.

 

Quel est votre endroit préféré de Grande-Bretagne ?

J’ai voyagé dans le Yorkshire. J’adore aussi l’île de White et Stonehenge. Bath également, où a vécu Jane Austen, j’aime tellement l’Angleterre victorienne que j’y ai peut-être vécu, dans une autre vie…

Y a-t-il un lien musical entre les différents pays de tradition celte ?

J’ai vu l’exposition sur les Celtes au British Museum. On se rend compte à quel point le mot “celte” est vaste. Au départ, les Celtes étaient partout, en Europe, en Espagne, dans les pays de l’Est, leur présence ne se limitait pas à l’Irlande ou la Bretagne !

Qu’est-ce que ça veut dire, aujourd’hui, être Celte ?

C’est une appartenance identitaire. Il y a peut-être aussi une forme de nostalgie qui fait que lorsqu’on écoute de la musique celtique, par son universalité, on soit touché par la même émotion. Et puis les Celtes sont partout ! J’étais en concert à Tahiti et en Nouvelle-Calédonie, les Bretons y sont très bien représentés !

 

 

Sidonie Gaucher 

Nolwenn.org

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