Eurostar Bruxelles-Lille-Londres: les autorités britanniques limitent le nombre de voyageurs

Eurostar Bruxelles-Lille-Londres: les autorités britanniques limitent le nombre de voyageurs

le 26.01.17

Selon le quotidien français La Voix du Nord, les autorités britanniques ont pris la décision d’imposer dès lundi 30 janvier des quotas de voyageurs sur l’Eurostar de 17h56, entre Bruxelles et Londres et faisant halte à Lille. L'objectif? Limiter le nombre de places de voyageurs, s'arrêtant à Lille, à 68. Les autorités britanniques, pour expliquer cette décision, invoque des raisons de sécurité intérieure, notamment par peur d’actes terroristes.

Selon le quotidien La Voix du Nord, les Britanniques craignent que "l’arrêt lillois ne serve de point d’appui à des embarquements illicites". Interrogé par le journal, Arnaud Vanhelle, président de l’association Train Life (qui regroupe les 300 navetteurs qui voyagent sur ce tronçon), se dit révolté. "Nous dénonçons cette situation car ces restrictions posent les questions suivantes : peut-on tolérer qu’un État membre, extérieur à l’espace Schengen, puisse dicter les conditions de circulation à l’intérieur de cet espace ? Peut-on tolérer une ségrégation des citoyens européens dans les transports en commun ? Est-il normal, légal et tolérable que les usagers intra-Schengen se voient imposer des restrictions d’accès aux services Eurostar (nombre de places limitées, pas d’accès au service de restauration, pas de toilettes au moment du check-in, pas d’accès aux voitures de 1re classe) ? Les Britanniques n’anticipent-ils pas trop rapidement leur sortie de l’Union européenne en agissant de la sorte ? La Commission européenne peut-elle défendre les intérêts des voyageurs intra-Schengen en veillant, en l’occurrence, à apporter plus d’équité dans l’accès au service Eurostar ?" 

Plus de contrôle

L’association aurait proposé des solutions, et notamment un retour au contrôle d’identité systématique, comme en 2004, à Bruxelles. Eurostar pourrait également, toujours selon le quotidien, "se voir accorder la possibilité d’adapter le nombre de voitures réservées aux voyageurs intra-Schengen "en fonction de la demande" et que le contrôle de douane se fasse en dernière gare avant la sortie de l’espace Schengen ou en gare d’arrivée en Angleterre".

Eurostar, de son côté, pour apaiser les tensions, a expliqué qu’"à partir de lundi 30 janvier, le système "voiture 18" en vigueur sur les autres Bruxelles-Lille est étendu à l’Eurostar 9153 (voiture séparée et présence de personnel de sécurité) ou en plus des 48 places assises, nous accepterons 20 clients debout (contre 50 places initialement proposées)". En somme, les premiers à réserver seront assurés d’avoir une place assise. "Et le Thalys de 17 h 17 devrait offrir "suffisamment de place pour les abonnés"". Mais La Voix du Nord prévient : "Quelles que soient les avancées, les conditions de voyage s’annoncent plus difficiles. D’une part, les contrôles seront renforcés. D’autre part, le repli vers le train de 17 h 17 se veut aussi léger que la journée de travail proposée. Le premier train au départ de Lille est à 7 h 32 pour une arrivée à 8 h 05 à Bruxelles".

Pour plus d’informations sur les nouvelles modalités, lire ici

Leila Lamnaouer

Photo d'illustration ©Rob Dammers

 

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