Thomas Enhco, Chi va piano va sano
 INTERVIEW

Thomas Enhco, Chi va piano va sano

De quoi parle votre album ?

C’est une histoire d’amour, du début à la fin, jusqu’à la reconstruction d’après rupture. Il y a plusieurs étapes, plusieurs sentiments troubles comme c’est souvent le cas avec les histoires d’amour. C’était une sorte de catharsis.

Avec un titre comme Feathers, y a t-il une volonté d’amener l’auditeur dans les hautes sphères ?

Je voulais trouver une certaine légèreté. Le titre a plusieurs significations. Feathers ce sont évidemment les plumes, comme un plumage, un costume qu’on acquiert en grandissant. Il y a les plumes d’enfant et puis des plumes d’adulte. Si l’on se considère comme des sortes d’oiseaux. (Sourire)

Comment prendre son envol après de nombreuses aventures en groupe et en famille ?

C’est très différent de mon trio de jazz. En groupe, on est confronté aux idées des autres, à leur énergie. Chacun laisse l’autre prendre la tête de la meute à tout moment. Dans ces cas-là, je laisse la place au jeu. En solo, il y a une peur du vide à apprivoiser, et sur Feathers, c’est la première fois que le petit oiseau saute de la falaise tout seul.

Comment cette évolution solo se fait sur scène ?

Le dialogue avec le public est beaucoup plus fort quand on est seul. Mon but sur scène est de raconter des histoires, d’amener des gens faire un voyage. Comme sur un navire dont je serais le commandant qui explore des contrées. Les passagers avec moi ont une influence énorme sur le choix des destinations. Il y a des déserts, des glaces, des planètes inconnues, c’est un véritable échange.

Vous avez parrainé l’émission télé Prodiges, qui découvre des talents classiques. Qu’enseignez-vous aux participants ?

L’idée de partage, d’ouverture. J’ai une double culture classique et jazz, et j’aime les faire se rencontrer. On cloisonne souvent les styles or c’est enrichissant de faire des métissages dans l’art ou dans la vie. Quand c’est fait avec amour et avec goût.

Avez-vous toujours envie d’explorer les mélanges des genres ?

Plus que jamais. Je suis en studio avec Vassilena Serafimova, une extraordinaire musicienne bulgare qui joue du marimba, une sorte de xylophone géant. Nous retranscrivons des œuvres de Sébastian Bach et je fais des improvisations jazz sur cette base classique. Et on vient de signer le premier album sur le label Deutsche Grammophon. J’espère qu’on viendra jouer en Angleterre ensemble.

 

Thomas Enhco joue au festival It’s All About Piano!

Le 20/03 à 16h, Institut français, 17 Queensberry Place, SW7 2DT, métro : South Kensington Prix 5£.

 

I LIKE

Un lieu particulier à Londres ?

C’est la première fois que je joue à Londres, j’ai de la famille et pas mal d’amis ici mais je connais assez mal cette ville qui pourtant, me fascine.

Plutôt Stamford Bridge ou Wimbledon ?

J’adore jouer au tennis même si je ne suis pas spécialement bon, mais pas mauvais non plus. J’aime partager des techniques avec mes coéquipiers.

Plutôt bus à deux étages ou cab ?

Plutôt avion ! Une fois à Cannes, j’ai même failli venir en hélicoptère jouer au Palais des Festivals tellement mon vol avait du retard.

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