Vincent Niclo, le ténor de la variété française

Vincent Niclo, le ténor de la variété française

le 21.06.16

Cet album est présenté comme la crème de la crème de vos chansons préférées. Comment s’est faite cette sélection ?

J’avais envie de rendre hommage aux grandes chansons françaises qui ont traversé la planète et dont les étrangers ignorent l’origine. Si vous posez la question à un anglo-saxon, il vous dira que My Way est une chanson américaine. C’est une chance inouïe de mettre en avant son côté français, non par arrogance mais pour montrer qu’en dehors des frontières, on peut nous aussi faire des belles chansons !

L’album s’ouvre sur She de Charles Aznavour avec qui vous avez
chanté. Un bel hommage à ce mentor ?

C’est vrai. J’ai eu la chance de partager un duo avec ce grand artiste sur un album dédié au ténor Luis Mariano. J’ai eu l’impression de jeter une bouteille à la mer car Charles Aznavour refuse à peu près tout ! Il a accepté. Je n’y ai pas cru jusqu’au moment où il est arrivé en studio. Il a même réécrit sa composition devant moi. J’ai encadré ses feuilles raturées. C’était un moment mythique dans ma vie.

Vous reprenez The Good Life, remis au goût également du jour dans l’album Gentleman Forever. Que vous a apporté cette expérience de reprise du Rat Pack ?

Sinclair, réalisateur de l’album, m’a fait le meilleur compliment, j’avais réussi à mettre ma patte dans un registre qui n’est pas le mien. On m’a appelé le tenor crooner. (Rires.) Cette chanson était également un clin d’oeil à son créateur Sacha Distel. J’ai eu la chance de le rencontrer avec lui avant qu’il parte, c’était un homme très élégant et le dernier Frenchie qui a séduit l’Angleterre.

Dans ce nouvel album, vous n’oubliez pas votre formation classique avec l’adagio d’Albinoni. Êtes-vous le ténor de la variété française ?

Je n’ai jamais eu envie de rester dans un seul style. En France, on aime mettre les artistes dans des cases et pour l’instant je suis un peu inclassable. Je suis libre d’explorer de nouveaux univers. Ma vie a été inspirée par la musique de mon père, chanteur, fan d’Elvis et de Sinatra et les goûts classiques de ma mère. Tout ça m’a forgé et m’a permis d’être aujourd’hui un artiste hybride.

Vous ne quittez pas les studios d’enregistrement, quand allez-vous renouer avec la comédie musicale?

La comédie musicale fait partie de ma vie et sera toujours mon univers. Ce mélange de danse, comédie, scène et chant, c’est la meilleure école. J’ai fait les Parapluies de Cherbourg avec Michel Legrand et récemment, la Belle et la Bête. On m’en propose toujours mais il faut un temps pour tout.

Propos recueillis par Solène Lanza

I Like :
Si vous étiez un programme
made in UK ?

Danse avec les Stars, cette émission m’a apporté énormément et m’a libéré sur scène.

Qu’est-ce que vous inspire Londres ?

Tout y est possible, on peut croiser les plus grandes stars qui nous ont fait rêver et des gens incroyables !

Un artiste international avec qui vous avez chanté ?

Placido Domingo récemment, c’était énorme. Je suis comme un gosse, je me laisse porter par les vagues.


Sortie de l’album Romantique le 20/05,

VincentNiclo.com

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