Marilyn Bastien de l’Abitibi au studio de Paul Smith
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Marilyn Bastien de l’Abitibi au studio de Paul Smith

Nadège Alezine le 05.02.18

Ici Londres s’intéresse aussi à nos amis francophones et lance une nouvelle série de portraits d’expatriés venus de pays où l’on parle aussi le Français. C’est Marilyn Bastien qui inaugure notre série et nous raconte son parcours : des forêts de l’Abitibi-Témiscamingue au studio de création de Paul Smith. Rencontre.

« Là où les eaux se séparent » c’est la signification d’Abitibi-Témiscamingue, le nom de la région québécoise d’où est originaire Marilyn Bastien. Débarquée il y a 12 ans en Grande Bretagne, Marilyn est venue parfaire son anglais et continuer ses études dans la mode, déjà entamée à Montréal.

« Je voulais voyager et surtout apprendre l’anglais que je parlais très peu. Je suis d’abord arrivée à Manchester avant de m’installer à Londres. Je dois dire que cela n’a pas été facile de comprendre leur accent au début (rire) mais en un an, j’ai réussi à apprendre la langue. » résume Marilyn qui en revanche n’a pas perdu son charmant accent québécois quand elle parle français.

Travailler dans la mode, cela a toujours été un moteur pour la jeune femme de 33 ans. Déjà, depuis les vertes forêts de son Québec natal, et de sa région au nom amérindien à 7 heures de voiture de Montréal, elle rêvait de créer sa propre marque de vêtements…

Un working holiday visa et un mariage avec son « chum » anglais, lui ont permis de travailler en Grande Bretagne et de mener sa barque chez de belles marques de prêt-à-porter, de Burberry en passant par Issa London qui a créé la fameuse robe bleue que Kate Middleton portait à l’annonce officielle de ses fiançailles avec le Prince William et pour finalement atterrir dans les studios de création de Paul Smith. De son passage chez Burberry, Marilyn est « tombée en amour » avec la création d’accessoires, et notamment avec la maroquinerie et ce sont d’ailleurs les sacs pour hommes qu’elle dessine pour Paul Smith, depuis 2 ans.

« Après mes années chez Burberry, une grosse machine qui compte 3000 employés, je suis passée chez Paul Smith avec 250 employés et un esprit plus familial : on a vraiment l’impression d’avoir plus d’impact sur les décisions. Le petit plus : à 71 ans, Paul Smith est toujours à la tête de sa marque. »

 

Le marché du travail au Québec

« Les opportunités sont différentes au Québec. Ici la concurrence est féroce, à Montréal il y a plus de place pour tout le monde. Mais j’aime énormément Londres où je me déplace uniquement en vélo, d’ailleurs, j’ai comme projet de créer ma marque vêtements de sport… »

Une communauté québécoise à Londres ?

Oui, il y a la délégation du Québec à Londres qui organise des évènements autour de la communauté québécoise installée à Londres, depuis 1962. Marilyn avoue qu'au fil des années, surtout les 24 juin jour de fête nationale, elle sent le mal du pays monter en elle. Pour lutter contre le « home sick », elle a un secret : organiser des après-midis hockey avec ses amis québécois :

« On se retrouve entre québécois autour d’un match de hockey et je fais de la poutine ! » s’enthousiasme déjà Marilyn, en vue de ce rassemblement amical. Un rendez-vous qu’elle aimerait organiser plus régulièrement à l’avenir.

Ses 5 choses préférées à Londres:

Les musées gratuits

Aller au Pub

Les monuments historiques à visiter

L’accent britannique

Les scones et la clotted cream

 

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