Ewood sort son premier single
EXPAT LIFE

Ewood sort son premier single

Nadège Alezine le 24.01.18

 

On a rencontré un jeune espoir de la pop, Ewood. Il sort « I don’t know » un titre qui annonce la sortie de son premier album courant 2018. Rencontre.

Ewood a grandi en région parisienne et a fait de Londres son « home sweet home » depuis déjà quelques années. Musicien, auteur/compositeur mais aussi comédien et danseur, ce touche-à-tout artistique se remet tout juste de tragédies personnelles, qui l’ont obligées à mettre sa carrière entre parenthèses pendant quelques mois.

Guéri et en paix, il revient avec ce titre cathartique, « I don’t know » où il évoque ses blessures mais aussi le chemin qu’il a suivi pour se remettre sur pieds, comme un message d’espoir qu’il espère partager avec le plus grand nombre. 

  • Qui êtes-vous, Ewood ? 

Je m’appelle Ewood, j’ai 31 ans je suis français, je suis né et j’ai grandi à Paris mais j’ai de la famille anglaise. J’ai toujours eu ce contact avec l’Angleterre, toujours eu aussi des facilités avec l’anglais, même si je ne parle pas aussi bien anglais que mes cousins qui sont nés ici. J’ai perfectionné mon accent quand j’ai décidé de me mettre au théâtre et au cinéma, pour perdre totalement mon accent français.

  • Comment êtes-vous arrivé à Londres ?

Ma deuxième maman vivait à Londres donc en 2014 j’ai commencé à venir sur Londres, de façon plus constante. Mais c’est vraiment à partir de 2016, que je me suis vraiment installé définitivement, puis j’ai commencé une tournée à Paris, puis des concerts à Londres, puis à Lisbonne et j’ai fini à Amsterdam. Cette tournée européenne m’a permis de présenter ma musique, et d’utiliser ces concerts comme des laboratoires, pour avoir la réaction du public sur mes chansons, sur 15 titres, dont « Sunshine » qui parlait d’une relation amoureuse passée, un morceau pas mal plébiscité et aussi « Promises », une ballade piano voix.

  • D’où vient votre nom de scène : Ewood ?

J’ai pris ce nom grâce à ma prof d’anglais en seconde, c’est une contraction de mon nom de famille en anglais, Ewoudou. Je trouvais que ça sonnait bien.  

  • Que pouvez-vous nous dire sur votre nouveau single « I don’t know » ?

J’ai écrit ce morceau pour parler de cette période de ma vie, entre 2014 et 2016, où les choses étaient difficiles pour moi. J’ai perdu ma deuxième maman, puis j’ai eu des problèmes de santé qui m’ont fait perdre ma voix et il y avait aussi la mort de mon frère, que je n’avais pas encore eu le temps de digérer…C’était une situation où ça allait un peu dans tous les sens…J’étais pas au meilleur de ma forme. Ce morceau m’a permis faire une sorte de thérapie…De mettre cartes sur table et de dire au public qui me suit: "voilà ce qu’il s’est passé pendant ces deux dernières années, voilà pourquoi j’étais assez discret…"

  • Alors aujourd’hui, ça va mieux ?

Oui ! (rires)

  • Quels sont les artistes qui-vous-ont donné envie de faire de la musique ?

Michael Jackson, c’est lui en premier…Je n’oublierai jamais quand j’étais tout petit, ça devrait être pour le Bad Tour, j’ai vu un extrait à la télé et c’est là que j’ai compris que c’était ce que j’avais envie de faire. Etre sur scène et partager des émotions, divertir le public, donc faire du chant de la danse, être un « entertainer ». C’est à partir de l’âge de 8 ans que j’ai commencé le conservatoire de théâtre, de danse…Parmi mes autres influences, il y a aussi George Michael, Eurythmics, Annie Lennox, Bruno Mars, Adèle mais aussi France Gall et Michel Berger, qui sont les premiers artistes français, pour moi, à avoir fait groover la langue française.

  • Vous ne chantez pas en français d’ailleurs. Pourquoi ? 

Si, si j’ai sorti une mix tape en 2011 avec des morceaux en français mais c’était il y a longtemps. 

  • Le single sort le 25 janvier. Quand sortira l’album ?

Dans le courant de l’année, je n’ai pas encore fixé de date. Mais là, je me prépare à faire la promo du single et aussi des scènes à venir. A Londres et aussi à Paris. Et peut-être aussi en Allemagne. 

  • On sait les difficultés économiques que connaissent les musiciens de nos jours. Arrivez-vous à vivre de votre musique à 100% ?

Ça a commencé a changé, financièrement parlant pour moi, quand j’ai fait ma tournée en Europe. J’ai toujours un petit job à côté, comme community manager pour des particuliers, coaches sportifs ou artistes et je fais aussi un peu de call center. Aujourd’hui ,je ne vis pas encore totalement de ma musique, mais c’est bien mon objectif avec ce single et l’album qui va suivre. Mais c’est vrai que ce n’est pas évident…

  •  Croyez-vous que cela serait plus facile pour vous à Paris ?

Non, non…pour moi c’est en Angleterre où j’ai eu beaucoup plus d’opportunités et de propositions. Je suis passé à la télévision en Angleterre, dans des émissions comme le Chrissy B Show et sur London live, pour parler de mon parcours et de ma musique. Ce sont malheureusement des opportunités que je n’aurai pas eu en France parce que j’ai pas un profil de ce que les maisons de disque en général recherchent…Je n’entre pas dans les cadres en fait. On m’a proposé des choses en France après m’avoir vu et découvert en Angleterre. Quand j’ai chanté au Troubadour, là où Adèle et Ed Sheeran ont débuté, c’est après ça qu’on m’a proposé des choses à Paris mais avant non, on ne me regardait pas plus que ça. Je serai resté en France, je n’aurai jamais pu percer. C’est clair.

 

Pour écouter un extrait du single d’Ewood, cliquez ici.

 

 

 

 

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